SoutH2 : une délégation allemande attendue à Alger en septembre

Deux mois après l'engagement de Berlin à relancer le SoutH2 Corridor, une délégation allemande vient à Alger présenter son savoir-faire en hydrogène vert.

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Des infrastructures de transport de gaz reconverties pourraient acheminer l'hydrogène vert algérien vers l'Europe via le corridor SoutH2. (Illustration)

La Chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie (AHK Algérie) a annoncé la tenue, le 21 septembre prochain à Alger, d’un « business breakfast » consacré à l’hydrogène vert, aux technologies Power-to-X et aux solutions de stockage d’énergie. Une délégation d’entreprises allemandes y présentera son savoir-faire dans l’électrolyse, le traitement et le dessalement de l’eau, le stockage et la compression, les équipements industriels, la reconversion de canalisations gazières, les matériaux, l’ingénierie, la certification et les études de faisabilité.

La rencontre s’inscrit dans une mission d’exploration de projets organisée en Algérie et en Tunisie du 21 au 25 septembre par la société allemande energiewaechter GmbH, en partenariat avec l’AHK Algérie et son homologue tunisienne, la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce. L’initiative relève de l’Exportinitiative Energie, le programme du ministère fédéral allemand de l’Économie et de l’Énergie destiné à accompagner les entreprises allemandes sur les marchés porteurs de la transition énergétique.

Un rendez-vous qui s’inscrit dans la relance du SoutH2 Corridor

Le 16 juillet dernier, dans le cadre de la commission économique mixte réactivée entre les deux pays, le président Abdelmadjid Tebboune et le chancelier allemand Friedrich Merz avaient réaffirmé à Berlin leur volonté commune de lancer « bientôt » le SoutH2 Corridor, ce gazoduc de 3 300 kilomètres destiné à acheminer l’hydrogène vert produit en Algérie vers l’Allemagne, en traversant la Tunisie, l’Italie et l’Autriche.

Le projet, porté côté algérien par Sonatrach et Sonelgaz et côté allemand par l’énergéticien VNG, a été reconnu comme projet d’intérêt commun par la Commission européenne début décembre 2025, un statut qui accélère les procédures d’autorisation et ouvre l’accès aux financements européens.

L’Allemagne, qui cherche à sécuriser ses approvisionnements en énergie décarbonée après la rupture avec le gaz russe, a déjà engagé des financements concrets sur le sol algérien, notamment pour la station d’Arzew, une centrale pilote de production d’hydrogène vert de 50 mégawatts cofinancée avec l’Union européenne.

C’est dans ce contexte que le déplacement de la délégation d’entreprises allemandes à Alger prend son relief, ces sociétés couvrant précisément les segments techniques sur lesquels le corridor doit s’appuyer, de l’électrolyse à la reconversion des gazoducs existants en canalisations d’hydrogène. L’analyste Omar Berkouk avait toutefois averti, au lendemain des trente et un accords algéro-allemands signés à Berlin, que le vrai test sera l’exécution des mémorandums d’entente en contrats effectifs.

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